Le gouvernement nous promet de nouvelles règles en cas d'arrêt maladie de longue durée, avec la possibilité, pour l'employeur, de demander que le salarié en arrêt soit contrôlé.
La Loi empêche l'employeur de licencier ou de remplacer définitivement un salarié en arrêt. Ce système présente un handicap double pour l'employeur qui ne peut pas embaucher durablement, et pour la personne qui remplace en contrat court, sans pérennité de l'emploi.
On a toujours une bonne raison d'être en arrêt maladie, même si cette raison est juste l'impossibilité de bien vivre en entreprise.
Nous avons tous en tête des salariés qui laissent pourrir la situation pendant plusieurs mois ou plusieurs années, en restant couvert par les indemnités journalières très coûteuses pour l'Etat.
Bien vivre en entreprise n'est pas toujours facile quand cette dernière rogne sur l'espace de travail, par souci d'économie, jusqu'à faire sentir aux salariés qu'il n'a pas sa place. Ou encore, quand comme pour moi dernièrement, le manager névrosé vous refile toutes ses angoisses en menaçant de mettre fin à ses jours.
Pas toujours facile, en effet. Alors, plutôt que de voir un Saint comme patron et un délinquant comme employé, pourquoi ne pas assouplir les règles et prévoir des possibilités de licenciement en période d'arrêt maladie, s'il n'est pas dû à une maladie grave ?
Histoire de crever l'abcès en préservant les droits de chacun. À ouvrir le dialogue, nous y gagnerions tous.
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