Ne pouvant accéder aux articles de presse, je suis allée chercher le communiqué de presse du CAE.
Si c'était bien la peine d'en arriver à ça ! Le court article suggère de précariser les chômeurs seniors en raison de leurs ressources en épargne et d'analyser les comportements. Parce que le chômage, c'est bien connu, c'est une question de comportement !
C'est vrai qu'avec une allocation chômage de 1075 euros bruts mensuels en moyenne, on se la coule douce. On mène une vie de rêve. Information importante pour le CAE, les chômeurs seniors qui ont de l'épargne puisent déjà dedans. Les chômeurs de tous âges ne peuvent pas se permettre de percevoir aussi peu d'argent et n'ont absolument pas le choix de l'emploi. Le comportement du chômeur est simple. Soit il cherche un emploi, soit il est dans une situation qui l'empêche d'accéder à l'emploi. Il est aidant pour un proche ou sans possibilité de mobilité. Ce chômeur sort du cadre de la masse salariale.
Encore une fois, le chômage est présenté comme un coût alors qu'il est aussi une ressource. Les chercheurs d'emplois sont disponibles pour les remplacements et les surcroît d'activité. Ils sont adaptables et participent à la richesse nationale en travaillant en contrats courts ou à temps partiel.
Comme on ne mesure toujours pas le volume d'activité des demandeurs d'emplois, cette donnée apparaît comme inexistante. Ainsi, le chômeur serait un feignant profiteur d'un système trop généreux. Il faudrait prendre en compte le taux d'activité de chaque chômeurs sur une année pour connaître le réel pourcentage d'inactifs.
Sur 5 millions de chômeurs au dernier trimestre 2025, environ 3 347 000 n'ont pas d'activité et plus de 2 millions travaillent. Et ce ne sont pas les mêmes d'un trimestre à l'autre. Il faut revoir le lexique autour du chômage. Enrichir le vocabulaire et ne plus masquer la réalité. Il faut être dynamique pour chercher un nouvel emploi.
Bien à vous, le CAE.
https://cae-eco.fr/mesurer-lefficacite-de-lassurance-chomage-communique-de-presse

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