Je vais revenir ce soir, sur un combat que j'ai mené sur un ancien blog pour la qualité.
À cette époque, il était question de vendre de l'eau du robinet en bouteille. Par la recherche de l'ultra-profit, faire une plus-value sur un bien universel, présent en abondance et peu coûteux, bien qu'essentiel, quel ultra-capitaliste n'en n'a pas rêver ?
Problème. À faire trop de profit à partir de produits médiocres, on entraîne les sociétés vers le néant. La bouteille d'eau minérale devient plus chère, pour rester compétitive, et non accessible pour les classes les plus pauvres. Les embouteilleurs d'eau du robinet sont peu payés toujours dans une logique d'ultra-profit, et non pas de compétences particulières, pour traiter l'eau ou la tester.
On assiste à l'émergence de poches de pauvreté qui s'installe d'un bout à l'autre de la chaîne. D'une part, les savoir-faire se perdent et ne sont plus nécessaires (d'échéance de l'éducation), de l'autre les réductions de coûts de production entraînent de maigres salaires pour des consommateurs de produits médiocres et peu onéreux.
Alors que nous avons l'eau en abondance, la rareté du produit s'organise pour plus de profit. De quoi plonger l'humanité dans la pauvreté.
C'est pour ça qu'il faut des normes qualitatives en-dessous desquelles il ne faut pas descendre. Pour préserver un niveau élevé de qualité de la vie pour tous et un système éducatif performant. En Europe, notre patrimoine est fait d'exigences pour le bien du plus grand nombre. Notre douceur de vivre, nous l'avons reçu en héritage. Il ne faut pas confondre l'argent et la richesse. Il faut se battre pour la qualité. Le savoir-faire est aussi souvent le savoir-être. Le savoir-faire est vecteur de richesse et d'épanouissement.
Un jour, j'ai vu un gilet long qui comptait plus de trous que de laine. Un autre, j'ai vu des hauts du corps transparents et des jeans troués pour une deuxième vie. J'ai anticipé les chaussettes vendues à l'unité. Mais j'étais loin de m'attendre à ces OPA sur un avenir fictif, à ces délires pseudo-futuristes pour faire toujours plus de profit. Je m'étais dis s'ils pouvaient te vendre de l'air, ils le feraient. À la place, ils vendent du vent !
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